The Cell

The Cell
J'écoute Dir en Grey: Higeki Ha Mabuta Wo Oroshita Yasashiki Utsu


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(´¸.•*´¯`¤*° The Cell est un film de Tarsem Singh, un clippeur (hum ça se sent vraiment beaucoup), c'est un film avec cette "actrice" de Jennifer Lopez et Vincent d'Onofrio (oui le type qui joue l'agent intello dans la série New York section Criminelle sur TF1) et d'autres personnages, mais on s'en fiche un peu, car le film à tellements de lacunes que ce n'est pas necessaire. Vincent d'Onofrio est beau en tueur en série, Jennifer Lopez pas crédible pour un poil, quand on voit son cul à peu près chaque fois que c'est possible (je me demande si on ne l'a pas prise juste pour utiliser son nom).

Bref le scénario est naze, donc comment se fait t-il que je puisses en parler? Tout simplement pour les effets visuels, et le côté sombre de la chose, certes c'est une très bonne idée d'allez voir du côté du cerveau, allez chercher dans l'esprit du tueur en série (hum me demande si c'est pas Tarsem qui a réalisé le clip "Bedtime Storie" de Madonna?) mais sans scénario potable, cela reste une tentative d'Hollywood de nous pondre un énième sujet sur les Sérial killers.

Avec son budgets de 33 millions de dollars, le film est époustouflant de visuels, d'Onofrio est tellement beau en prince de son esprit torturé que c'est à en pleurer, les lumières et les costumes sont aussi à la limite de la perfection, on aurait mit une autre actrice, le film serait remonté dans mon estime...

Le résumé le voici donc: L'agent Peter Novak en charge d'une enquête pour retrouver une victime, réussit à convaincre Catherine Dean de plonger au sein du mental déviant de Stargher, dans le but de localiser la cellule où est piégé ladite victime. Mais l'univers dans lequel pénètre Catherine s'avère particulièrement agressif, peuplé d'images et d'apparitions monstrueuses qui vont peu à peu altérer sa propre santé mentale. Elle va se retrouver prisonnière sans force dans le monde de Stargher.

Il y a beaucoup de bonnes idées (le petit garçon innocent qui montre à la psy ce qu'il a subit et pourquoi il est ce qu'il est aujourd'hui, la vision de la femme d'un tueur en série, les mutilations) dans ce film qui sont malheureusement mises de côtés au profit du visuel, bon dans ce cas là, un clip géant pour traduire le film serait le bienvenue. Mais ça se laisse regarder avec enchantement lorsque l'on oublie le côté cinématographique pour ne voir que l'esthétique de la chose.

Puis comme le dirait Victoria Alexander sur le site RottenTomatoes, imaginez juste le Silence des Agneaux jouer par Sarah Michelle Gellar. Hannibal Lecter jouer par Sean "Puff Daddy" Combs. Remplacer Clarice Sterling par une pouff habillée par Donatella Versace. Un superbe film dont The Cell! Enfin dommage pour l'interprétation de d'Onofrio...


A LIRE
"Cellule 2455, couloir de la mort" de Caryl Chessman
"Les comportements criminels" de Serge Bronstein

SITE
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Photo: Vincent d'Onofrio

# Posté le dimanche 11 septembre 2005 10:39

Modifié le vendredi 30 septembre 2005 17:29

Patricia Cornwell

Patricia Cornwell
J'écoute Dead Can Dance: Xavier


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(´¸.•*´¯`¤*° " Née le 9 juin 1956 à Miami, Patricia Daniels n'a que 5 ans lorsque son père, avocat, abandonne le domicile conjugal. 2 ans plus tard, sa mère, Pat Daniels, déménage avec ses trois enfants pour Montreat, une petite ville de Caroline du Nord. Affaiblie par des problèmes de santé, Pat confie ses enfants à la garde du célèbre prêcheur Billy Graham, dont l'épouse, Ruth, devient une figure tutélaire de la vie de Patricia. La très réticente petite fille se concentre alors sur la seule activité capable à ses yeux de lui faire oublier ses chagrins d'enfant : l'écriture. À neuf ans, Patricia écrit son premier poème, dédié à la mémoire d'Abraham Lincoln et, déjà, consacre plusieurs vers à décrire la blessure à la tête que reçut le président des États-Unis...

Cornwell va étudier au King College de Bristol (Tennessee), puis au Davidson College. Elle fait ses premières armes dans le journalisme au Charlotte Observer, tout en donnant des cours de tennis. En 1976, elle rencontre Charles L. Cornwell, un professeur d'anglais de dix-sept ans plus âgé qu'elle, dont elle tombe éperdument amoureuse. Diplômée en 1979, Patricia épouse Charles le 14 juin de l'année suivante. Elle poursuit ses efforts de journaliste, se spécialisant dans les faits-divers criminels, et se découvre une passion pour la recherche des indices, ainsi que pour les armes à feu.

En 1981, Charles Cornwell, qui a décidé de devenir pasteur, s'incrit au séminaire de Richmond, en Virginie, où son épouse l'accompagne. Patricia se tourne alors vers l'écriture. Son premier travail littéraire a pour objet Ruth Graham, à laquelle « Patsy » consacre une biographie (A Time for remembering, Harper & Row, 1983). Après la biographie, Patricia s'essaie au roman policier. Son premier manuscrit est refusé par plusieurs éditeurs, mais elle s'acharne. Elle potasse les reines anglaises du suspense (Agatha Christie, P.D. James...), mais ne se reconnaît pas dans leurs univers et essaie de trouver un style qui lui est propre. Entre-temps, elle a été engagée comme informaticienne à l' Institut médico-légal de Richmond et rencontre Marcella Fierro, qui dirige la morgue, un lieu aussitôt magique aux yeux de Patricia. Le docteur Fierro lui inspire un personnage du roman qu'elle a décidé d'entreprendre. Le premier livre mettant en scène une Kay Scarpetta encore reléguée au second plan de l'action circule auprès des éditeurs alors que le mariage de Patricia est en train de sombrer. Les Cornwell divorcent à l'amiable en 1988.
Peu après, la jeune romancière met un point final à Postmortem, publié chez Scribner's en 1990, qui impose Kay Scarpetta comme la première femme médecin légiste de l'histoire du polar. Fait exceptionnel et encore inégalé, ce livre rafle cette même année tous les grands prix anglo-saxons du roman policier : le Dagger Award, le Macavity Award, l'Anthony Award et le très envié Edgar Poe Award. En 1992, la France le couronne Prix du roman d'aventures, récompensant une Américaine pour la première fois.


Dès lors, au rythme d'un roman par an, Patricia amorce une carrière qui ressemble à un parcours sans faute. Elle a tiré un trait sur son passé, sans pour autant quitter Richmond qui reste le cadre de la vie tumultueuse de son héroïne, bientôt célèbre, comme elle-même, dans le monde entier. En 1993, elle reçoit la consécration anglaise suprême: le Gold Dagger Award, pour la première fois décerné à une Américaine.

Convaincue dès son plus jeune âge qu'il faut savoir donner à la mesure de ce qu'on reçoit de la vie, Patricia Cornwell finance une bourse portant son nom, réservée aux étudiants particulièrement doués pour l'écriture, au Davidson College de Caroline du Nord, où elle a obtenu son diplôme. En 1997, elle fait don de un million de dollars à cette même université et de un million de dollars à la fondation Barbara Bush, qui lutte contre l'illétrisme aux États-Unis. En 1999, une partie des bénéfices de Cadavre X sont reversés au Jameson (Virginia)Rediscovery archeology project, pour son site de fouilles du plus vieux fort américain datant de la première moitié du XVIIe.

C'est à l'institut médico-légal de Richmond que Patricia Cornwell a accordé sa contribution la plus remarquable. En 1999, elle a activement participé à la création d'une université novatrice, la première dans son genre aux États-Unis, destinée à former des médecins légistes et des pathologistes, le Virginia Institute of Forensic Science and Medecine. Patricia Cornwell a fait don de un million et demi de dollars, mais s'est aussi battue pour impliquer dans le projet les plus grands pathologistes et scientifiques, afin que cet institut devienne l'équivalent en médecine légale des plus grandes universités de médecine américaines.
Aujourd'hui, Patricia Cornwell partage son temps entre Richmond et New York. Elle dirige Cornwell Entreprises, Inc. qui s'occupe de son ½uvre, de sa carrière et qui gère ses donations.


Patricia Cornwell a cédé en août 2000 les droits cinématographiques de la série Kay Scarpetta à Sony Pictures, et devrait être impliquée dans le film que Sony va préparer à Los Angeles. Elle a également un projet pour la télévision au printemps. Elle vient de terminer le nouveau Virginia West et commence à travailler au prochain Kay Scarpetta."


A LIRE DE PATRICIA CORNWELL
"Cadavre X"
"Jack l'éventreur"
"Mordock"
"Combustion"
"Dossier Benton"
"Baton Rouge"
"La séquence des corps"
"La ville des Frelons"

SITE INTERNET POUR LES INFOS COPIER
Fan club Français
Site officiel
Edition

Photo: Patricia Cornwell

# Posté le mercredi 07 septembre 2005 08:03

Modifié le vendredi 30 septembre 2005 17:30

*| Joseph Vacher + l'Eventreur du Sud-Est de la France |*

*| Joseph Vacher + l'Eventreur du Sud-Est de la France |*
J'écoute Frank Sinatra: It Was a Very Good Years


"Lorsqu'un homme est frustré dans le domaine sexuel, il crée des fantasmes et les fantasmes sont toujours nécessairement plus "puissants" que la réalité: la soumission de la fille est exagérée, et plus il s'adonne à ces fantasmes, plus il s'y habitue et il éprouve le besoin d'intensifier certains éléments"
Colin Wilson

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Intro La passion de Vacher pour Jack l'Eventreur déclencha un état mental déjà en branle et fit de lui le tueur en série français Internationale qui commit, sur la route des crimes odieux.

Enfance Joseph était le 15 ème enfant d'une famille nombreuse dans l'Isère. A 8 ans, un chien enragé le mordit. Un rebouteux du coin le soigna donc, mais le petit Vacher était devenu somnanbule, colérique, bagarreur, taciturne, sans que son entourage n'en connaissent la raison. Adolescent, il se montra très entreprenant auprès des garçons de sa congrégation religieuse, on le renvoya. Il entra dans l'armée et c'est là bas à travers les journaux qu'il découvrit Jack l'Eventreur. Ses camarades de casernes commençaient à avoir peur de lui et on le plaça en observation dans un hôpital.

Parents Parents hors de cause.

Meurtres A Besançon, Vacher rencontra Louise Baraut, à peine sorti de sa convalescence à l'Hôpital, il va la rejoindre pour la demander en mariage, elle refuse 2 fois, c'en est trop pour Vacher qui la tue d'une balle dans la tête avant de retourner l'arme contre lui, mais il se rate, la balle reste logée près de l'oreille et le rends borgne, il est aussi atteint d'une paralysie partielle du visage. On le fait enfermé dans un asile, il s'enfuit, on le met chez les forcenés où son état s'améliore et on le libéra pour bonne conduite et guérisson totale. Sur la route, Vacher commence ses méfaits, de 1984 à 1987, il a parcourut le pays à pied, un sac en bandoulière et un bâton à la main, coiffée d'une toquen en peau de lapin blanc, s'était un marcheur infatiguable (d'où sa musculature impressionnante), et lorsque ses pulsions devenaient trop fortes, il agressait une nouvelle victime. Après chaque meurtre, il ressentait un immense bien-être. Il se lavait au ruisseau et reprenait sa route à travers les bois et les champs. Les paysans composèrent même des complaintes à son sujet, il était devenu un croque mitaine:
"Petits Bergers pleins de peine,
Le soir, prenez garde à vous
Il est des bêtes humaines,
Plus sauvages que les loups"


Jugements Le 4 Aout 1897 près de Tournon, un cultivateur entends hurler sa femme, il se précipite et trouve un homme coiffé d'une toque qui essaye de violer sa femme, il se jete sur l'agresseur et va le livrer aux gendarmes. C'est le juge qui voyant le visage particulier de Vacher va se douter que c'est l'homme qui terrorise la moitié de l'Est de la France. Vacher va avoué et expliqué ses déviances comme faisant partie d'une mission divine afin de châtier les fautes commises sur terre. Il essaya plusieurs fois de se faire passer pour fou pour s'en sortir, mais pour tout le monde, il était un monstre, un sadique sanguinaire responsable des meurtres de 20 femmes et enfants, des tortures, se jetant sur sa proie, l'égorgeant, puis la violant mort ou morte.
Le 31 Décembre 1898, il fut traîner jusqu'à la guillotine, il eut le temps de maudire ses gardiens et de se dire victime des asiles avant que le couperet ne tombe sur sa nuque.

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A LIRE
"Joseph Vacher, un tueur en série de la belle époque" de Gerard Corneloup
"Vacher" par le juge Fourquet
"Le juge et l'assasin" de René Tavernier et Henri Garet
"Vacher, l'éventreur" de Jean-Pierre Deloux
"Vacher l'éventreur et les crimes sadiques" de Alexandre Lacassagne
"Vacher l'éventreur" de Pierre Bouchardon

SITE
Sa page Tueur
En anglais
Faits Divers

FILM
"Le juge et l'assassin" de Bertrand Tavernier



Photo: Joseph Vacher

# Posté le mercredi 07 septembre 2005 07:59

Modifié le vendredi 30 septembre 2005 17:41

*| Jack l'Eventreur + Le Monstre de Whitechapelle |*

*| Jack l'Eventreur + Le Monstre de Whitechapelle |*
J'écoute At The Drive-In: Non-Zero Possibilty

"Ces pervers sexuels, à dominante sadique, sont des êtres organisés. Mais tous différents. Certains tuent au hasard, selon l'opportunité, d'autres préfèrent avoir eu un lien avec la victime. Certains se vengent de leur passé, de leur enfance. D'autres pas. Certains choisissent des modes de ritualisation, nécrophiles et parfois nécrophages; certains les violent avant la mort, d'autres après..."
Jean-Pierre Bouchard - psychologue et criminologue



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Whitechapel est à l'époque un dédale de rues et de squares sordides envahis par des personnages louches, des prostituées et des mendiants.
Dans un tel environnement la prostitution était un métier à haut risque et les femmes avaient souvent des problèmes de vol et d'agressions.
Contrairement à ce qui se fait de nos jours, les "passes" se faisaient debout contre un mur et non dans des chambres. Mais parallèlement, l'Angleterre victorienne est prisonnière d'un carcan socio-culturel qui réprimait tout ce qui s'écartait des règles de bienséance et des valeurs établies. Or, dans ce contexte de contrastes où la pauvreté de certains milieux s'opposait à la richesse de la bourgeoisie, tout ce qui pouvait transgresser la morale devenait une source d'intérêt et de fascination. C'est l'époque où des monstres célèbres comme Dracula, Frankenstein ou le Dr Jeckyll voient le jour dans la littérature d'épouvante et remportent un franc succès auprès d'un public avide de détails insolite et interdits.
L'Angletterre a toujours aimé ses croque mitaines et Jack l'Eventreur reste le plus grands, faisant oublié son prédecesseur dans l'imagerie populaire "Jack Talons-à-Ressorts", grâce à lui, l'ancien quartier londoniens accueil des touristes dans ce lieux du crime qui a abrité John Merrick (Elephant Man).


L'affaire de Whitechapel est donc une aubaine pour les journaux qui réussissent à capturer l'attention morbide d'une population de plus en plus instruite et à l'étroit dans son système de valeurs. Le surnom de Jack lui venait des lettres, écrites à l'encre rouge car le sang coagulait, envoyées pour narguer la police. "Votre humble serviteur Jack l'Eventreur" c'est ainsi qu'elles étaient signées. Seulement voila, le Jack qui a signé ces lettres n'était pas le tueur du quartier de Withechapel, mais un journaliste du Star, nommé Bert, qui n'avait rien trouvé de mieux pour faire monter les tirages. Ainsi, non seulement on ignore toujours qui était le tueur, mais on ne peut même plus dire que ce fut Jack l'Eventreur.

(Maison hantée) "Tout commence par le meurtre de Mary Ann Nichols, dite "Polly" le vendredi 31 août 1888. Il est 3h40 du matin lorsque Charles Cross découvre le cadavre mutilé d'une femme âgée de 43 ans. Ironie du sort : elle avait été mise à la porte de chez elle deux heures plus tôt par son propriétaire qui lui réclamait son loyer. "J'aurais bientôt de quoi payer" avait-elle répondu. "Regarde le beau chapeau que j'ai là...". Se sentant plus élégante pour attirer les clients, elle avait payé de sa vie ses déambulations nocturnes.

Les journaux s'emparent de l'histoire et n'hésitent pas à relier l'assassin de Mary Ann Nichols aux meurtres d'Emma Smith et de Martha Tabram survenus respectivement le 3 avril et le 6 août de la même année.

Un suspect surnommé "Tablier de cuir" est désigné par les prostituées comme un client agressif. Mais la police n'obtient ni son nom, ni son adresse. Comme seul indice, elle sait que le tablier de cuir est la tenue de travail des bouchers, charpentiers et cordonniers, emplois largement occupés à cette époque par la population juive londonienne.

Le 8 septembre à 5h30, Annie Chapman est aperçue pour la dernière fois en compagnie d'un individu portant un long manteau en forme de cape. Elle est retrouvée égorgée et éventrée une demi-heure plus tard par John Davis dans la cour intérieure du n°29 d'Handbury Street. Le meurtrier s'est échappé sans difficulté en se mélangeant à la foule matinale. Aujourd'hui, on raconte que le fantôme d'Annie Chapman hante encore cette rue chaque anniversaire de sa mort.

La tension monte car la presse renforce la thèse du tueur au tablier de cuir en rapportant la découverte d'un tel indice près du cadavre de Chapman. La population s'en prend alors aux juifs et la police intensifie tant bien que mal ses recherches. Or, sans doute pour calmer les esprits, John Pizer, un suspect de 36 ans, est arrêté le 10 septembre par le Sergent William Thick au 22 Mulberry Street mais rapidement mis hors de cause par de solides alibis.

Le 30 septembre vers 1h00, Louis Diemschutz qui revient du club où il travaille est alerté par le comportement de son poney qui refuse d'entrer dans la cour de son logement. Constatant la présence d'une femme allongée derrière la barrière, il la soupçonne d'abord d'être sa propre femme, en état d'ébriété. Mais il découvre avec horreur le cadavre d'Elizabeth Stride, la gorge tranchée, probablement la troisième victime de Jack l'Eventreur. Contrairement aux autres, elle n'a pas été éventrée. Ce qui conduit la police à penser que le meurtrier a été dérangé dans sa besogne par l'arrivée de l'attelage. Mais pas assez tôt...

La veille, à 8h30 du soir, un policier arrêtait Catherine Eddowes pour ébriété sur la voie publique et l'emmenait au poste de Bishopsgate. Sitôt dessaoulée, elle était relâchée 4 et demi heures plus tard.

A 1h35, on la voit en compagnie d'un client potentiel qu'elle n'hésite pas à toucher. Dix minutes plus tard, P.C. Watkins alerte la police. Il vient de trouver le corps atrocement mutilé de Catherine à Mitre Square. Sans doute frustré de ne pas avoir pu terminer son travail tranquillement sur Annie Chapman, le tueur s'en est pris à une autre prostituée en redoublant de violence. Dans son massacre, il a égorgé sa victime, l'a éventrée et lui a tailladé le corps, crevé les yeux, lacéré le nez et ôté l'utérus ainsi qu'un rein ! Cette effroyable mise en scène semble avoir fortement inspiré la créativité de Madame Tussaud pour la Chambre des Horreurs de son célèbre musée puisque l'horreur répugnante a été fidèlement reproduite et ne manque pas de satisfaire l'appétit macabre des touristes.

La même nuit, vers 2h50, le constable Alfred Long met la main sur un morceau de vêtement ensanglanté dans la cage d'escalier du n°48 de Glouston Street. C'est ici que le meurtrier s'est essuyé les mains et la lame de son couteau avant de prendre la fuite. Il a également écrit à la craie sur une porte "les juifs sont ceux qui ne seront pas blâmés pour rien". Cherche-t-il à adresser un message à la police ? Ou une fausse piste ? Quoi qu'il en soit, le message fut effacé pour éviter d'éventuelles émeutes. Bavure qui ôta aux enquêteurs la possibilité d'obtenir l'écriture du tueur ?!

Après ce double meurtre, une lettre signée Jack l'Eventreur et adressée à la Central New Agency est immédiatement publiée. Le surnom que le tueur s'est donné attise l'imagination du public, même si ce courrier est suspecté d'être le canular d'un journaliste.

C'est le 9 novembre que l'Eventreur va disparaître aussi mystérieusement qu'il est apparu. Mais avant de devenir une énigme, il inscrit un dernier crime dans le summum de l'horreur. Entre 3h30 et 4h00, un hurlement crève le silence de la nuit. Malgré la signification évidente du cri ("Au meurtre !"), personne n'y prête attention. Plus tard, un percepteur frappe à la porte pour réclamer à Mary Jane Kelly, une irlandaise de 35 ans, le paiement de son loyer. N'obtenant pas de réponse, il glisse un ½il par la fenêtre et aperçoit une effroyable scène de crime. La sauvagerie du tueur a été telle qu'il est pratiquement impossible de reconnaître la victime. Et pourtant, il s'agit bien de la dernière victime de Jack L'Eventreur, celle qu'on a entendu appeler au secours pendant la nuit et que personne n'a arraché aux mains déchaînées du tueur sans pitié.

L'automne cède la place à l'hiver sans qu'aucun autre crime ne soit attribué à l'Eventreur de Whitechapel. Toutes les hypothèses sont avancées pour déterminer l'identité du tueur. Et même si ses motivations moralisatrices semblent évidentes puisqu'il s'est attaqué uniquement à des prostituées, le vrai mobile n'a jamais été clairement établi. Les victimes, d'âge et d'apparences distincts, ne se connaissaient pas entre elles et étaient toujours saoules au moment des faits. Le tueur cherchait-il à exposer au monde victorien la décadence que beaucoup se refusait de voir ? Ou bien suivait-il un plan plus personnel nourri de démence et de stratégie ? Le profil psychologique de ce serial killer est un véritable cas d'école pour les "profilers". Le prototype même du monstre caché derrière le respectable gentleman. Car pour de nombreux spécialistes, il ne faisait qu'aucun doute que le meurtrier était de suffisamment bonne présentation pour gagner la confiance de ses victimes.

Pour remonter sa piste, la bonne méthode consisterait à passer son modus operandi à la loupe. Sa manière de procéder était quasi chirurgicale, au sens propre comme au sens figuré...

Il séduisait des proies faciles puisqu'en état d'ébriété et désespérément à la recherche d'un loyer pour éviter l'expulsion. S'attaquant à des femmes sans défense et peu méfiantes, il s'arrangeait pour se retrouver seul avec elles. Une fois, face à face, il profitait que leurs mains étaient occupées à remonter leurs jupons pour les étrangler jusqu'à les rendre inconscientes si elles n'étaient pas déjà mortes. Puis, il les allongeait sur le côté, leur tranchait la gorge de façon à ne pas être touché par les flots de sang et procédait à d'autres mutilations. Parfois, il prélevait un organe en guise de trophée mais toujours avec une grande minutie. C'est ainsi qu'il procéda sur le cadavre de Catherine Eddowes en ôtant un rein sans abîmer les organes adjacents. D'après les chirurgiens qui examinèrent les corps, cette opération ne pouvait avoir été menée que par un individu doté de sérieuses connaissances en anatomie.

Jack l'Eventreur était-il donc médecin ? Le premier suspect fut présenté comme tel. En 1894, l'inspecteur Sir Melville Macnaghten chargé de l'enquête, rédigea un rapport et avança le nom de M.J. Druitt comme son meilleur suspect. Selon lui, Druitt était un docteur âgé de 41 ans qui s'est suicidé peu de temps après le meurtre de Kelly. En réalité, c'était un avocat de 31 ans reconverti dans le professorat ! Les allégations de Macnaghten ont alors vite perdu de leur crédibilité.

En 1903, Frederick Abberline, campé par le génial Michael Caine dans un téléfilm sur Jack l'Eventreur, sans doute la meilleure réalisation à ce jour sur les aventures du tueur, suspecta Severin Klosowski alias George Chapman. Mais les études récentes en "profiling" ont écarté la piste de ce célèbre empoisonneur.

En 1910, Sir Robert Anderson, commissaire adjoint à la Metropolitan Police, écrivit dans ses mémoires que l'Eventreur était un juif polonais vivant dans la zone des crimes. L'inspecteur chef Swanson, à la tête des opérations à l'époque des faits, annota les mémoires d'Andersen en précisant que ce juif polonais s'appelait Aaron Kosminski. Mais tous les deux se trompaient sur de nombreux points, notamment le profil psychologique du suspect, et cette thèse fut abandonnée.

D'autres noms tels que Michael Ostrog ou Francis Tumblety ont circulé sur les listes des suspects. Mais ce n'est pas tout. Les différentes décennies du XXème siècle n'ont pas été avare en hypothèses même fantaisistes ! Par exemple, une théorie sur la culpabilité du Prince Albert Victor, Duc de Clarence et petit-fils de la Reine Victoria, a été publiée dans les années 70. A cette époque, tout le monde voyait une personnalité célèbre derrière le masque de l'Eventreur.

Pour célébrer le centenaire de cette énigme, de nombreux ouvrages furent publiés durant la décennie suivante. Un profil criminel du tueur a même été établi par une unité de recherches du FBI.

Mais le meilleur rebondissement dans cette affaire, officiellement close depuis 1892, fut la découverte du journal intime de Jack l'Eventreur en 1992 et l'analyse qui en fut faite par une journaliste du nom de Shirley Harrison. D'après des enquêtes menées en parallèle sur une affaire criminelle remontant à la même époque des faits, le journal serait celui d'un marchand de coton du nom de James Maybrick qui vécut à Liverpool et fut empoisonné par sa femme Florie. Pour Harrisson, il ne fait qu'aucun doute que le manuscrit est authentique et que les détails racontés par son auteur relient Maybrick et l'Eventreur. Pourtant, sur leurs gardes depuis le canular des Carnets d'Hitler, les experts n'ont pas retenu cette thèse plus qu'une autre.

Il reste une solution : la conspiration ! Selon certains, le nom du tueur est largement connu des services de police mais tenu secret pour des raisons inavouables. Et si c'était le cas, la vérité ne tarderait pas à exploser !" (Maison hantée)
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A LIRE
"Le journal de Jack l'Eventreur" d'un Anonyme aux éditions Lattès (c'est un faux)
"Jack l'Eventreur" de stéphane Bourgouin
"Jack l'Eventreur" de Patricia Cornwell
"Le crime du siècle" de Dennis L. Breo
"Jack l'Eventreur" de Tom Cullen
"Les grands crimes sexuels" de Roger Delorme
"Jack l'Eventreur et les fantasmes victoriens" de Roland Marx

SITE
Sa page Tueur
Site anglais

FILM
"A study in terror: Sherlock Holmes vs Jack l'éventreur" de James Hill
"Jack l'Eventreur" de John Brahms
"La fille de Jack l'Eventreur" de Peter Sasdy
"From Hell" de Allen et albert Hughes
"Jack l'Eventreur" de Jesus Franco
"Jack l'Eventreur" de David Wickes
"Jack l'Eventreur" de Robert S. Baker


Photo: From Hell ©

# Posté le mercredi 07 septembre 2005 07:55

Modifié le vendredi 30 septembre 2005 17:32

*| Andrei Chikatilo + l'Eventreur de Rostov |*

*| Andrei Chikatilo + l'Eventreur de Rostov |*
J'écoute Disturbed: Violence Fetish


"J'ai tué mes victimes pour les garder auprès de moi car je ne voulais pas rester seul. J'avais alors un sentiment intense de la fragilité de la vie. Quelques instants auparavant, c'était des hommes, et maintenant, ce n'était plus qu'un tas d'os dans une poubelle. J'ai éprouvé des remords après chacun de mes crimes mais cela ne durait jamais longtemps."
Jeffrey Dahmer cité par S. Bourgouin


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Intro Andrei Chikatilo est le premier tueur en série "reconnut" en Russie, car vous pensez bien que la fièrté Russe refusait d'avouer que des gens aussi malades puissent exister sur leur sol, cela devait resté une tare tout américaine. Mais Chikatilo est une bête féroce qui a surprit tout le monde. Lors de son procès, il était excéssif, baissait son pantalon pour montrer son sexe et ses fesses aux jurés et aux juges, il avait tendance à mordre. La presse Internationale fut sciée d'apprendre qu'il pouvait exister même en Russie un Tueur en série.

Enfance Pas d'informations

Parents Pas d'informations

Meurtres Andrei Chikatilo, un instituteur venu d'Ukraine, a assassiné plusieurs femmes et enfants dans le but de les dévorer. Il ne pouvait obtenir de jouissance sexuelle qu'en torturant des enfants, il mutilait puis dévorait leur chair, notamment les seins et les organes sexuels des prostituées.

Jugements Chikatilo avait été cadre du Parti communiste, et était diplômé de l'université, l'organisation politici-policière, laxiste et fier de toujours préférés les chiffres à la réalité, ont permis à Chikatilo de commettre en toutes impunité ses atrocités, de violer, dévorer et torturer des enfants et des femmes (53 victimes n'est sûrement pas le chiffre officiel) durant 12 années à Rostov et dans toute la Russie. Il fut condamner à mort le 14 Octobre 1992 et éxécuter d'une balle derrière la nuque le 14 Février 1994. Mais Andrei Chikatilo a permit au pays d'ouvrir les yeux sur des cas qui n'étaient plus si isolés que cela sur le sol Russe.

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A LIRE
"L'Ogre de Rostov" de Robert Cullen
"Le monstre de Rostov" de Pierre Lorrain
"Le démon de Rostov" de Richard Lourie
"Un esprit dérangé" de Harold Schechter
"Camarade assasin" de M. Krivitch et O. Olguine


FILM
"Citizen X" de Chris Gerolmo
"Le silence des Agneaux" de Jonathan Demme


Photo: Andrei Chikatilo

# Posté le mercredi 07 septembre 2005 07:49

Modifié le vendredi 30 septembre 2005 17:42